Affichage des articles dont le libellé est automne 2015. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est automne 2015. Afficher tous les articles

samedi 28 novembre 2015

Black Jack ressort des boules à mites

Parmi les animes de la saison d’automne, il y a un anime pour lequel j’étais très excitée. Il s’agit de Young Black Jack.
Black Jack est à l’origine un shônen de genre médical et dramatique. Ce manga d’Osamu Tezuka a été publié en 17 volumes du 19 novembre 1973 au 14 octobre 1983. Le titre fait référence au surnom du personnage principal. Plusieurs adaptations ont été faites à partir de cette œuvre entre 1993 et 2006. La première série comporte 61 épisodes et son âge se fait sentir, mais elle est accessible sur youtube si l’envie vous prend de regarder l’œuvre intégrale après avoir vu Young Black Jack (croyez-moi l’envie vous prendra). La deuxième série, Black Jack 21, focus sur la recherche de la vérité derrière la tragédie de Black Jack. S’ensuit une foule de mystères, d’actions et de poursuites policières qui s’étendent sur 17 épisodes. Je vous parle de ces séries car celle que je vais aborder aujourd’hui, Young Black Jack, est très intimement liée à ces œuvres et les regarder avant d’entamer la nouvelle série pourrait répondre à certaines questions que vous aurez en cours de route.

Un docteur House japonais?
Black Jack est un personnage très mystérieux avec un lourd passé et c’est justement ce passé que Mitsuko Kase nous propose avec cette adaptation. L’histoire se déroule en 1968, alors que la Guerre du Vietnam fait rage, que les Afro-américains confrontent les autorités pour obtenir l’égalité raciale et que les étudiants japonais protestent contre le système. C’est durant ces années de tempête qu’un étudiant étrange s’enrôle dans l’école médicale et accomplie des miracles grâce à son génie et ses compétences. Young Black Jack nous dévoile les origines du célèbre chirurgien et comment celui-ci a obtenu son diplôme (ou pas) et le surnom de Black Jack. Dans Young Black Jack, nous suivons les aventures de Kuroo Hazama alors qu’il est étudiant en médecine. Il est endetté jusqu’au cou et se retrouve mêlé à une histoire de trafic d’organes, puis tentera de retrouver un collègue porté disparu au Vietnam, avant de faire un tour aux États-Unis où un médecin devra le protéger contre une organisation secrète. L’anime n’en est qu’à son 7e épisode au moment où je rédige cet article. Beaucoup plus de suspens reste à venir et le fait que l’histoire suive des faits historiques réels ajoute de la profondeur à la trame de fond.

Kuroo Hazama, aussi surnommé Black Jack, est un médecin amorale et non licencié qui opère dans l’ombre après s’être fait révoquer son permis de praticien. (Dans certaines versions, il se fait révoquer son permis alors que dans d’autres versions il ne passera pas l’examen final). Il tire son apparence des trois années d’opérations qu’il a subit étant jeune à la suite de l’explosion d’une bombe de la seconde guerre mondiale qui avait été «oubliée» sur une plage du voisinage. Cette explosion tua sa mère et le laissa entre la vie et la mort et c’est le docteur Honma qui s’occupa de recoller les morceaux afin de le recréer. Une fois adulte, Kuroo décide lui aussi de sauver des vies en devenant chirurgien. Il proteste contre la corruption et le conservatisme du système de santé japonais et n’hésite pas à venir en aide à quiconque. Il demandera des sommes astronomiques aux riches et ne demandera rien aux pauvres, par exemple. 

Totalement pourri??
Des bloggeurs ont rapporté que Young Black Jack (YBJ) n’était qu’un squelette de ce qu’est réellement Black Jack (BJ) et que l’anime ne valait même pas la peine d’être écoutée. Les raisons invoquées sont le manque d’amour pour les personnages et les lacunes de scénarisation des épisodes. Dans BJ, tous les personnages ont une histoire de fond, ce qui permet de s’identifier à chacun d’eux et de sympathiser avec eux malgré le fait que plusieurs d’entre eux ne reviendront plus dans la série. Beaucoup d’amour est placé dans les patients et le lecteur fini par implorer lui aussi Black Jack de les sauver. Cette sorte de sympathie manque dans YBJ. Les personnages sont là seulement pour être opérés et regarder le personnage principal faire des prouesses pour sauver ces inconnus peut rapidement passer d’impressionnant à ennuyeux. Aussi, bien qu’environ le même degré d’action se trouve dans chaque série, une lacune se fait sentir dans YBJ par l’impression de longueurs. Il y a énormément de monologues dans cette série comparativement à l’originale. Le second épisode se passe carrément dans la même pièce. Même des explosions spectaculaires ne peuvent sauver un scénario pauvrement construit. Je leur accorde donc ces points, mais je ne suis pas d’accord que l’anime ne vaut pas la peine d’être écoutée et en voici les raisons :

Les bons côtés
Pour commencer, ce coup de jeunesse fait du bien à l’œuvre. Le visuel et la trame musicale ont été remis au goût du jour tout en restant le plus possible fidèles à l’œuvre originale et le fait que Kuroo se déplace d’une scène historique chaude à l’autre plutôt que d’opérer de sa luxueuse maison apporte un nouveau degré d’action plus accrocheur. Les personnages sont un peu plus réalistes, surtout le personnage principal qui est ici plus jeune et plus sexy pour accrocher mesdames. Une trame sonore intéressante et une musique d’introduction et de crédit accrocheuse ont été ajoutées (J’aime la musique d’intro de BJ, mais elle a pris un coup de vieux en 10 ans). I am just feeling alive d’Umi Kuun reflète toute la tension entre Kuroo et le système médical japonais ainsi que tous ceux qui tenteront de lui faire obstacle. Cette musique est tellement accrocheuse que je ne sais plus si je préfère l’anime ou la musique d’intro.


Ensuite, je considère YBJ comme une porte d’entrée vers les œuvres plus anciennes qui peuvent sembler moins attirantes. Je n’aurais jamais écouté BJ et BJ21 sans d’abord avoir passé par YBJ. Ces aventures donnent envie d’en savoir plus parce que le spectateur se retrouve avec plusieurs questions après chaque épisode et YBJ ne répond PAS aux questions. Je pense aussi que YBJ se veut respecter le plus possible l’œuvre en reprenant le même type d’introduction que BJ - Le type d’introduction qui vous raconte le contenu de l’épisode et dévoile les punchs avant la musique d’introduction. De plus, le vidéo des crédits, fort simple, se résume à montrer des cartes qui pivotent et dévoilent à tour de rôle chaque personnage présent dans YBJ en le comparant avec son ancienne apparence dans BJ. Je pense que YBJ est un d’avant-goût de la série dont le but est d’aller chercher un public plus jeune et de l’emmener à lire l’œuvre originale.

Pour finir, la maudite Pinoko qui me tombe sur les nerfs n’est pas présente dans YBJ (pour l’instant) et c’est selon moi une raison valable pour apprécier l’anime. Je la trouve plus débile avec chaque épisode malgré son histoire et je suis tout simplement soulagée de ne pas avoir à supporter son effroyable voix dans YBJ.

Conclusion
En bref, malgré les opinions mitigées sur la qualité du nouvel anime, je vous le recommande et je vous propose d’écouter quelques épisodes de chaque génération et même de lire le manga si vous n’avez pas peur du style de dessin un peu vieillot. Je suis d’avis que de retrouver cet anime parmi les sorties de cette saison fait du bien. Si les œuvres du même genre vous intéressent, je vous recommande la lecture des mangas Monster et Team Medical Dragon, tous les deux excellents, traitant de médecine et destinés à un public plus âgé.

mercredi 11 novembre 2015

Food wars – Shokugeki no Sôma. Apétissant mais sans saveur?


Histoire
L’histoire tourne autour de Yukihira Sôma, 16 ans, qui a grandi en aidant son père dans le restaurant familial. Son unique rêve à est d’un jour reprendre le restaurant et de dépasser les compétences culinaires de son père avec qui il compète sans arrêt. Son père décide un jour de fermer le restaurant et de quitter le pays. Il envoi X dans une institue culinaire de calibre internationale destinée à la crème de l’élite où seulement 10% des étudiants graduent. Les 90% restants sont éliminés grâce à une série d’épreuves parsemant leurs études, notamment un camp d’entraînement intensif. L’histoire comme telle est assez clichée. Une école sert de toile de fond et nous suivons un protagoniste faire des apprentissages à travers une série d’épreuve, se faire des alliés et des ennemis. Les ennemis et les apparaissent les uns après les autres et deviennent de plus en plus forts. Dans un shonen type, le héros gagnerait de plus en plus de pouvoirs spéciaux mais ici, Sôma est déjà excellent et ce sont ses alliés et ses ennemis et évoluent grâce à lui.

Visuel et musique
L’anime donne faim, ne regardez pas Food Wars sans quelque chose à manger ou votre expérience risque de tourner en torture. La façon de présenter les scènes et la musique pompent le spectateur même s’il sait ce qui s’en vient. Le visuel est décent et plutôt générique mais l’animation est très bien réalisée comparativement à d’autres productions sortie cette saison, donc je donne un 7/10 en montant à la production. En ce qui a trait à la musique, elle est très bien exécutée, bien que générique encore une fois, et c’est elle qui donne vie à l’anime. Ce qui a de spéciale avec la trame sonore, c’est qu’elle est utilisée pour donner du suspens, comme toute bonne trame sonore devrait faire, mais dans le cas de Shokugeki no Sôma il n’y a pas de suspens. On sait que le héros va gagner et même lorsqu’il ne gagne pas il ne ressort pas perdant du combat pour autant. 

Les personnages
Plus important encore que le protagoniste, la nourriture. L’anime tourne autour de la nourriture. Celle-ci devient un être à part entière pouvant procurer des orgasmes et faire voyager les personnages dans des univers parallèles. Beaucoup d’emphase est mis sur les plats une fois terminés, donnant l’eau à la bouche à chaque épisode. Pourtant, peu d’attention est accordée à dessiner la nourriture durant sa préparation. Étant donné la quantité de détail donné pour décrire la préparation de la nourriture, il semble déplorable que le visuel ne suive pas.

Le héros principal est construit de manière à être la locomotive du récit. Il n’est jamais démotivé et a en lui une conviction inébranlable, même lorsqu’il se bat contre les meilleurs chefs. Ce que pensent les autres de lui ne le dérangent pas et l’institut culinaire ne représente pour lui qu’une marche de plus vers la victoire contre son père. Il est tellement talentueux en cuisine qu’il pourrait ouvrir un restaurant pour la haute classe à n’importe quel moment mais, étant donné qu’il n’a peu eu de formation comme ses camarades de classe, il doit utiliser ses compétences et son expérience pour pallier à ce manque de connaissances. Le personnage en tant que tel manque de saveur et le fait qu’il sache lui-même qu’il va gagner chaque combat peut sembler dérangeant, d’où le besoin pour lui d’être accompagné par un personnage secondaire au caractère opposé.

Ce personnage secondaire se présente dès les premiers épisodes sous le nom de Megumi. Megumi est une jeune femme sans confiance en elle mais avec énormément de potentiel. Sôma la pousse à prendre des risques tout au long de l’histoire et prend parti pour elle et tout au long de la 1ère saison, elle prend confiance en elle et arrive à utiliser son plein potentiel vers la fin de l’anime. Megumi est le genre de personnage qu’il est agréable de voir s’épanouir, au début avec l’aide de son entourage, puis par elle-même lorsqu’elle est assez forte. On se questionne cependant vers la fin de l’anime, alors qu’elle sert son plat au jury de la compétition culinaire : est-ce qu’elle a atteint son plein potentiel? Va-t-elle stagner comme le personnage principal?

Antagonistes clichés
Bien entendu, pour un protagoniste cliché il faut des antagonistes clichés. Notons entre autres l’Italien Takumi Aldini et la Tsundere Nakiri Erina. Commençons d’abord par Aldini. Pourquoi un prénom japonais alors qu’il est italien et a visiblement passé toute sa vie en Italie et que nul par dans l’anime nous ne voyons un de ses relatifs se présenter comme étant japonais? J’ai peut-être manqué quelque chose, mais je pense que ce n’est pas expliqué de l’anime. Ensuite, alors que son frère jumeau arrive à se détacher comme personnage et à suivre son propre parcours évolutif, Takumi n’a qu’une idée en tête : battre Sôma et lui prouver que lui, riche fils de cuisinier de haut calibre, est supérieur à un fils de cuisinier de restaurant familial inconnu. Il s’agit là du même objectif pour à peu près tous les élèves de l’institut culinaire. L’autre antagoniste, Nakiri Erina, est le summum même du cliché tsundere (okay peut-être pas mais elle est quand même intense). Elle ne peut s’avouer être secrètement en amour avec Sôma et adorer sa cuisine, de par son statut, mais aussi parce que c’est la seule personne qui ne se prosterne pas devant elle. Elle est surnommée par les chefs de partout dans le monde la «langue de Dieu» puisqu’elle est capable de détecter la qualité et le goût de chaque ingrédient dans une recette mieux que n’importe quel fin palais.

Hyper sexualisation
Shokugeki no Sôma devrait être inséré dans la définition de «food porn», puisque l’anime ressemble à une sorte de pornographie culinaire comique. Pas un seul épisode ne se passe sans nudité – censurée par l’auteur bien entendu. L’équipe de Shokugeki no Sôma est composée d’un auteur peu connu, d’un artiste œuvrant dans le hentai (manga pornographique) et d’un chef cuisinier. Donc, non seulement les filles portent la mini-jupe et les haut moulants des seins de taille G+, les garçons aussi ont droit à leur moment de vêtements moulants et de nudité. De plus, afin que le spectateur saisisse à quel point la nourriture préparée est bonne, les auteurs ont jugé pertinent de faire orgasmer les personnages lorsqu’ils mangent quelque chose de bon, notamment celle préparée par Sôma. En voici quelques exemples :





Recommandations
Pour ceux qui peuvent supporter le genre de scène montré plus haut. J’ai trouvé la première saison particulièrement drôle, même si la répétition des orgasmes culinaires devient redondante. Je tiens à préciser cependant que ce que j’ai trouvé drôle était l’utilisation des clichés et non pas les blagues en tant que telles. L’histoire, les personnages, les blagues et les clichés ont déjà été reproduits à maintes reprises et parfois de meilleure façon que dans Shokugeki no Sôma. Je ne sais pas à quel point l’anime peut être drôle sans quelques références, mais je vous propose de vous essayer si vous n’avez encore jamais vu de comédie en anime. L’histoire est légère avec juste une pincée suspens et elle est bien porté par les personnages hauts en couleur (bien que clichés). La comédie m’a donné envie de regarder la suite et je trouve intéressant qu’il y ait une description de la manière dont les plats sont préparés.

vendredi 9 octobre 2015

Automne 2015 en Anime


Pour les fans de manga et d’anime, l’automne est aussi synonyme de nouvelles sorties (un peu comme des sorties au cinéma annoncées avant le temps des fêtes). J’utilise Myanimelist.net afin de mettre à jour la liste ce que j’ai regardé, me souvenir de ce que je planifie regarder ou encore me tenir au courant de ce qui s’en vient. Le site communique aux utilisateurs les sorties des prochaines saisons, au cas où il n’y aurait pas déjà assez de contenu pour satisfaire les inconditionnels. Comme il y a énormément d’animes annoncés cette saison qui me semblent pertinents, je consacrerai mon post uniquement aux sorties d’anime et vous encourage à visiter le site afin de visionner la liste des sorties manga. La sortie TV au Japon de chacun de ces animes étant prévue dans les deux prochains mois, je ne ferai leur revue qu’en 2016 probablement, ce qui devrait vous laisser le temps de les visionner.

Nouvelles sorties – Vue d’ensemble

À première vue, on remarque beaucoup de suites d’histoires à succès et d’animes pour fille. L’anime romantique de type harem inversé – où plusieurs garçons évoluent de façon romantique autour d’un personnage principal féminin – est encore au goût du jour. À noter : 2e saison de Diabolik Lovers, Dance with Devils, High School Star Musical, (et pourquoi pas même Ame-iro Cocoa et Tantei Team KZ Jiken Note ?) Parmi les suites d’histoires à succès, les plus notables et probablement attendues des fans sont : Noragami Oragoto, Owari Seraph, Haikyuu, Shingeki ! Kyojin Chuugakkou (la 2e parodie d’Attack on Titan), Soukyuu no Fafner, World Trigger, Gundam, Pokemon XY&Z … Oui, encore un Pokemon! Encore un Gundam!

Ce que j’attends avec impatience

Young Black Jack – les fans du très populaire Black Jack se réjouissent du retour de Black Jack alors que l’anime revisite les débuts du célèbre chirurgien. L’histoire prend place en pleine guerre du Vietnam et promet d’être intéressante.


Kowabon – cette nouvelle animation d’horreur sera réalisée grâce à la rotoscopie, qui permettra aux créateurs de reprendre des prises de vue réelle afin de les redessiner puis de les animer. J’aime les animes d’horreur et le travail laborieux seul demande à ce qu’on s’attarde sur cette sortie.

Lupin III (2015) – La nouvelle série suit l’histoire de Lupin III et se déroule en Italie. Il semble s’agir d’un remaster des anciennes versions mais, comme je n’ai pas eu la chance de les écouter, je vais commencer par cette version puis retourner dans le temps.


Hokuto no Ken : Ichigo Aji – Il s’agit d’une parodie de l’anime original Fist of the North Star. L’anime original est déjà assez drôle en soit (sans que ce soit voulu) étant donnée son âge, sans parler de la pauvreté des doublages français. Il est cependant resté ultra populaire au Japon, d’où ce spécial satyrique.


Quelles sont vos attentes pour la saison d'automne 2015? Quelles animes avez-vous envie de regarder avec impatiente? Envoyez-moi vos commentaires :)


Mimi Garano - ミミ ガラノ